Publié par - Twim'O Team
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on - il y a 11 heures -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Les économies attendues, 200 millions d’euros en 2026 et 700 millions en 2027, interviennent dans un contexte où les besoins en ingénieurs pourraient croître de 30 % dans la construction et de 24 % dans l’industrie d’ici 2030, tandis que les capacités de formation ne progresseraient que de 10,7 % au mieux. Pour Syntec-Ingénierie, ce décalage croissant entre demande et offre de talents fait peser un risque structurel sur la compétitivité et la réussite des transitions écologique et numérique.
Les récents arbitrages gouvernementaux ramènent l’aide à l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme de niveau licence, master ou ingénieur à 2.000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés et 750 euros au-delà, soit une baisse de plus de moitié. Cette mesure intervient dans un contexte où l’alternance représente un levier efficace pour diversifier l’origine sociale et les profils des futurs ingénieurs et techniciens et sécuriser l’intégration rapide des jeunes dans le secteur clé de l’ingénierie. Pour Syntec-Ingénierie, réduire ces aides envoie un signal inquiétant sur l’attractivité des carrières scientifiques et techniques.
La France comptait plus de 1.000.000[1] d’ingénieurs en activité en 2024, pour 47.400 diplômés[2], alors que Syntec-Ingénierie estimait ces dernières années un manque de 20.000 ingénieurs. Cette situation structurelle menace directement la capacité des entreprises à innover et à accompagner les transitions technologiques et environnementales.
Le déficit ne se limite pas au volume. La féminisation des écoles d’ingénieurs stagne, à moins de 30 %. Sur Parcoursup, les filières scientifiques concentrent plus de 40 % des vœux masculins, mais seulement 17 % des vœux féminins. Les biais d’orientation et la surreprésentation des milieux favorisés dans les voies classiques d’accès à ces formations limitent également le vivier de talents tout en menaçant la diversité au sein des promotions.
À l’occasion des Journées Nationales de l’Ingénieur, Syntec-Ingénierie appelle à sécuriser les dispositifs de soutien à l’apprentissage, à renforcer l’attractivité des filières scientifiques, notamment pour les jeunes filles, et à engager un dialogue structuré entre État, écoles et entreprises pour anticiper les besoins en compétences à horizon 2030. Investir dans les talents ingénieurs n’est pas une dépense : c’est une condition essentielle pour assurer la compétitivité et la souveraineté technologique de la France.
Pour Michel Kahan, président de Syntec-Ingénierie : « La pénurie d’ingénieurs est une réalité tangible pour nos entreprises. Nous faisons face à un déficit structurel de talents qui fragilise directement notre capacité à innover, à décarboner nos activités et à conduire les grands projets de transformation du pays. Pour redonner aux métiers scientifiques et techniques leur rôle d’ascenseur social, nous devons collectivement renforcer l’attractivité des filières scientifiques et techniques, élargir le vivier de talents, notamment féminins, et mieux anticiper les besoins en compétences à horizon 2030. Nous sommes au pied du mur. »
[1] Source : IESF
[2] Source : CDEFI
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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