Publié par - Twim'O Team
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on - lun. à 22:35 -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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À l’occasion de son 19ᵉ Live Innogaz, organisé pendant la semaine du Salon International de l’Agriculture, Jean-Charles Colas-Roy, Président de Coénove, a réuni deux experts, Christian Couturier, Directeur de Solagro, et Frédéric Terrisse, Président de la commission gaz renouvelables du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), pour un échange consacré au potentiel des gaz verts : « Quelle place pour les gaz renouvelables dans le mix énergétique français à horizon 2050 ? »
Christian Couturier a présenté les travaux prospectifs menés par Solagro qui intègrent les enjeux agricoles, énergétiques et de matériaux dans une approche systémique avec une analyse territorialisée des différents potentiels.
Le constat est clair : pour sortir progressivement des énergies fossiles, la biomasse constitue une ressource précieuse. Son usage devra être priorisé avec rigueur entre alimentation humaine, alimentation animale, fertilité des sols, matériaux et énergie.
Les hypothèses retenues pour 2050 permettent d’estimer un scénario central autour de 200 TWh de production de gaz renouvelables, permettant de verdir la totalité des consommations de gaz du pays, tous usages confondus. Ces perspectives illustrent ainsi une transition énergétique structurée, où les gaz verts jouent un rôle stratégique, par leur caractère local, stockable et renouvelable.
Frédéric Terrisse a rappelé la dynamique actuelle de l’ensemble de la filière du biogaz, toutes technologies confondues : plus de 2 000 installations valorisant du biogaz ou du biométhane en France à fin 2025, un parc en croissance continue, et des filières complémentaires en voie d’industrialisation, notamment la pyrogazéification (49 projets identifiés), la gazéification hydrothermale (24 projets recensés) et la méthanation.
Au potentiel des gaz renouvelables s’ajoute le potentiel des gaz « bas carbone » permettant de recycler et de valoriser un ensemble diversifié de déchets.
Au-delà des volumes énergétiques, les gaz renouvelables répondent à un triple enjeu de souveraineté :
Les échanges ont souligné la nécessité de donner de la visibilité aux acteurs économiques. Coénove appelle à inscrire la trajectoire vers l’objectif « 100 % gaz renouvelables en 2050 » dans un cadre stable et cohérent, articulé avec les révisions régulières de la PPE, de la SNBC et des autres outils de planification énergétique.
La filière des gaz verts attend en particulier la publication des trajectoires post 2028 des Certificats de Production de Biogaz, dispositif permettant de garantir le financement d’une part de plus en plus importante des projets de production de biométhane.
Pour Jean-Charles Colas-Roy, Président de Coénove : « La question n’est plus de savoir si les gaz renouvelables auront une place dans le mix énergétique de demain, mais comment organiser leur montée en puissance de manière cohérente avec nos objectifs climatiques, agricoles et industriels. C’est en pensant complémentarité des énergies, sobriété et souveraineté que nous construirons un mix robuste et réaliste à l’horizon 2050. »
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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