Publié par - Twim'O Team
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on - il y a 11 heures -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Les organisations signataires alertent sur les conséquences d’une telle politique et rappellent le rôle stratégique que joue l’isolation des bâtiments, à la fois pour le climat, la maîtrise de l’énergie et le pouvoir d’achat des ménages.
Les fédérations regrettent que la rénovation énergétique soit encore majoritairement évaluée sous l’angle du coût budgétaire immédiat, sans considération suffisante pour les bénéfices générés à long terme.
Or, investir dans l’isolation produit des effets durables : des économies d’énergie sur plusieurs décennies, une diminution structurelle des émissions de carbone, une amélioration du confort des occupants et un recul de la précarité énergétique.
Avec près de 33 millions de logements en France, dont 5 millions de passoires thermiques classées F ou G, ainsi qu’un parc tertiaire particulièrement énergivore, la rénovation énergétique des bâtiments constitue un levier majeur pour réduire les consommations et atteindre les objectifs de neutralité carbone.
Par ailleurs, 3,5 millions de ménages se trouvent en situation de précarité énergétique. Pour les fédérations, l’isolation représente une réponse structurelle permettant de les protéger durablement contre les hausses des prix de l’énergie.
Elles estiment ainsi que la SNBC3 doit pleinement intégrer une logique de coût global, cohérente avec les ambitions de neutralité carbone et de souveraineté énergétique.
Au-delà de l’enjeu environnemental, les signataires soulignent le poids économique de la filière. L’isolation s’appuie sur une cinquantaine de sites de production répartis sur le territoire, génère un marché annuel de 1,5 à 2 milliards d’euros et représente près de 70.000 emplois qualifiés.
Soutenir cette filière reviendrait donc, selon eux, à consolider une capacité industrielle nationale stratégique et à réduire durablement la dépendance énergétique du pays.
Les fédérations appellent enfin les pouvoirs publics à placer l’isolation au cœur d’une politique de rénovation énergétique ambitieuse, inscrite dans la durée et fondée sur la stabilité réglementaire ainsi que sur la visibilité des dispositifs d’accompagnement.
Pour Elisabeth Bardet (FILMM), Philippe Boussemart (Mur Manteau), Joaquim Correia (AFIPEB), Vincent Hannecart (AICB), Jonathan Hartmann (SNPU) et Matthieu Lechantre (Exiba France) : « À l’heure des choix structurants, l’isolation doit être reconnue pour ce qu’elle est réellement : un pilier de la transition énergétique, au même titre que l’électrification des usages. La filière de l’isolation appelle une politique publique volontariste, stable et lisible. Car sans isolation massive et durable, il n’y aura ni décarbonation réussie, ni transition juste, ni avenir énergétique maîtrisé. »
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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